
Depuis plusieurs années, Mutami et SOS Méditerrannée, l’ONG de sauvetage en mer, ont noué un précieux partenariat, qui contribue à défendre les droits humains.
Les valeurs, ce ne sont pas que des mots. Ce sont aussi des engagements concrets, le mouvement mutualiste l’a maintes fois démontré. Le partenariat qui lie Mutami et SOS Méditerranée en est une illustration supplémentaire. En 2022, la mutuelle s’est rapprochée de l’association humanitaire qui mène des actions de sauvetage de migrants. Cette ONG est parfois vivement critiquée et même accusée par certains de faire le jeu des passeurs. Pour d’autres, les sauveteurs de SOS Méditerranée représentent l’honneur de l’humanité.
La dignité humaine ne doit jamais être négociable.
Jocelyne Le Roux
Ils sont de ceux qui ne peuvent se résoudre à laisser mourir en mer hommes, femmes et enfants qui fuient la misère, la guerre et les persécutions. Mutami est clairement rangée de ce côté-là. « Ce que fait SOS Méditerranée est courageux et indispensable, explique Jocelyne Le Roux, présidente déléguée de Mutami. Sauver des vies, protéger les plus vulnérables et garantir les droits humains, c’est ce qu’on défend nous aussi. »
« Une urgence vitale »
La mutuelle, fidèle à son héritage militant, n’hésite pas à affirmer cette position et à la revendiquer. Aujourd’hui plus que jamais, dans un monde où l’intolérance et les idées d’extrême droite gagnent du terrain. « La dignité humaine ne doit jamais être négociable, ajoute Jocelyne Le Roux. La montée de l’extrême droite normalise le rejet de l’autre, et ça, on ne peut pas l’accepter. Pour nous, soutenir SOS Méditerranée, c’est une urgence vitale, mais c’est aussi envoyer un message fort face à tous ces reculs. »
Pour mettre en pratique ces principes, Mutami propose depuis trois ans à chaque nouvel adhérent que 5 euros soient reversés à SOS Méditerranée. Cela permet non seulement d’apporter un soutien effectif à l’ONG, mais également aux nouveaux adhérents de mieux connaître les actions qu’elle porte. Ainsi, en 2024, un chèque de 2 290 euros a été remis à SOS Méditerranée.
« Des expériences intenses »
C’est Marie Rajablat, bénévole à l’antenne de Toulouse de l’organisation humanitaire, qui est venue chercher cette somme lors du conseil d’administration de Mutami en décembre. Celle-ci est partie à deux reprises en mission avec SOS Méditerranée. « En 2016, j’ai passé deux mois à bord, et en 2018 trois semaines, raconte-t-elle. Je suis infirmière en psychiatrie, j’étais bénévole sur le navire, et je recueillais les témoignages des personnes secourues. »
Ces expériences intenses et bouleversantes ont trouvé un écho auprès de la mutuelle. « Il y a un côté très militant chez Mutami, un esprit de grande solidarité, relève-t-elle, et nous avons senti aussitôt des valeurs communes fortes, avec les adhérents, les salariés et la direction. Leur soutien est indéfectible et très précieux. »
Beaucoup de bénévoles de SOS Méditerranée à Toulouse ont changé de mutuelle et ont adhéré à Mutami !
Marie Rajablat, bénévole de SOS Méditerranée
A Toulouse, chaque année, un événement commun est organisé. Comme en mars 2022 lors de l’exposition photo « Sauver, protéger, témoigner », installée au siège de Mutami, où des binômes constitués de membres de la mutuelle et de bénévoles de SOS Méditerranée présentaient conjointement l’exposition aux visiteurs. Même si le partenariat est solide et affirmé, il arrive toutefois qu’il soit critiqué. Mais rien ne détourne cet engagement, qui apporte tant aux deux structures. « Beaucoup de bénévoles de SOS Méditerranée à Toulouse ont changé de mutuelle et ont adhéré à Mutami ! » précise Marie Rajablat. C’est probablement la meilleure réponse aux détracteurs.




























